Des experts en charge de la gestion des ressources en eau et de l’assainissement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont concertés mardi à Ouagadougou, en vue de booster les indicateurs en matière d’eau potable et d’assainissement.

Considérant que la croissance du taux d’accès à l’eau potable des populations de ses pays membres est lente, soit moins de 1,00% par an depuis 2016, l’UEMOA a convoqué mardi ses experts à une réunion pour identifier ensemble les contraintes qui entravent l’atteinte des objectifs.

Selon la directrice de cabinet du commissaire Jonas Gbian, Mme Zourata Lompo/Ouédraogo, le rythme de croissance du taux d’accès à l’eau potable des populations est lent et si rien n’est fait, aucun État membre n’atteindra les Objectifs de développement durable en son volet eau et assainissement en 2030.

Cette rencontre, qui doit préparer celle des ministres prévue le 12 juillet 2024, devra faire des recommandations pertinentes dont la mise en œuvre va permettre d’accroître les efforts des États membres et d’accélérer le rythme d’atteinte des objectifs, a indiqué la directrice de cabinet.

La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le ministre encharge de l’Eau du Burkina, représenté par son secrétaire général, Boureima Kouanda.

Il a invité les participants à approfondir la réflexion pour relever les défis en matière d’eau et d’assainissement, devenus cruciaux dans un contexte de changement climatique.

Selon la directrice de cabinet, se référant aux résultats d’une étude adoptée en 2023, à quelques années de l’échéance fixée, 87,3% de la population urbaine, contre 65,6% en milieu rural dans l’espace UEMOA, a accès à une eau potable.

Au Burkina Faso, le taux d’accès national à l’eau potable (combinant les niveaux, géré en toute sécurité et élémentaire) en 2023 est de 78,3%, a informé M. Kouanda.

Agence d’information du Burkina Faso

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici