Une semaine après sa destitution par sa garde rapprochée, le désormais ex-président gabonais, Ali Bongo Ondimba, est « libre de ses mouvements » et peut se rendre à l’étranger pour raisons médicales. L’annonce a été faite mercredi 6 septembre par le Comité pour la transition et la restauration des institutions, sur instruction de son chef, le général putschiste Brice Oligui Nguema.

Selon plusieurs sources, Ali Bongo Ondimba,placé en résidence surveillée juste après le putsch du 30 août, pourrait s’envoler bientôt pour le Maroc où il a ses habitudes.

Plusieurs chefs d’Etat africains destitués par la force n’ont pas tous eu la même chance. C’est le cas par exemple du général Ibrahim Baré Maïnassara duNiger. Celui-ci a été abattu le 9 avril 1999 par les éléments de sa propre garde rapprochée, sur le tarmac de l’aéroport militaire de Niamey.

Le 11 avril 2019, le président soudanais Omar el-Béchir, qui dirigeait son pays de manière autoritaire depuis 1989, est arrêté par l’armée avant d’être destitué puis emprisonné. L’ancien président a été jugé pour corruption et possession illégale de devises étrangères. Il n’a toujours pas recouvré la liberté.

Arrestation, résidence surveillée, libération

Ibrahim Boubacar Keïta,à la tête du Mali depuis le 4 septembre 2013, a été, lui, renversé le 18 août 2020 et placé en détention à la caserne militaire de Kati. Il a été libéré une semaine plus tard et autorisé à rejoindre sa résidence où il s’est éteint le 16 janvier 2022.

Le 24 janvier 2022, des militaires burkinabè renversent le président Roch Marc Christian Kaboré et le placent en « résidence surveillée » pendant trois mois, avant de le libérer. Il vit aujourd’hui à Ouagadougou où il mène une existence discrète.

Détenu par les forces spéciales après sa chute, le 5 septembre 2021, le président guinéen Alpha Condé fut détenu pendant deux mois avant d’être transféré à la résidence de son épouse, située en périphérie de la capitale guinéenne.

Libre de ses mouvements, l’ancien président a pu quitter son pays en avril 2022 pour un séjour médical en Turquie où il vit dans une villa à Istanbul, sur les rives du Bosphore.

Déchu par sa garde présidentielle le 26 juillet dernier, Mohamed Bazoum, le président nigérien, est pour sa part toujours séquestré dans des conditions difficiles dans sa résidence de Niamey, en compagnie de son épouse et de son fils.

Les sort des chefs d’État africains renversés (msn.com)

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