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Banque mondiale : 30 milliards pour les pays fragiles, notamment en Afrique

Par: Narcis'KOUASSI
Publié le : 21 mai 2022

Ce plan destiné à amortir les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires doit financer des initiatives dans les domaines de l’agriculture, de la nutrition, de la protection sociale, de l’eau et de l’irrigation.

David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, l’a bien souligné ce mercredi 18 mai : « Les hausses des prix alimentaires ont des effets dévastateurs sur les populations les plus pauvres et vulnérables ». D’après la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le continent est le moins épargné avec 29 pays qui seront confrontés à une « grave crise alimentaire » dans les mois à venir. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le prix des denrées alimentaires y a augmenté de 39 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

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Face à cette crise, la Banque mondiale œuvre aux côtés de ses pays clients pour mettre en place de nouveaux projets, financés à hauteur de 12 milliards de dollars, et qui seront lancés dans les 15 prochains mois. La majorité de ces ressources sera allouée à l’Afrique et au Moyen-Orient, et dans une moindre mesure, aux pays d’Europe de l’Est, d’Asie centrale et du Sud. Les 18,7 milliards de dollars encore non décaissés seront quant à eux dédiés au financement de projets existants directement liés aux problèmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette réponse de la Banque mobilisera l’ensemble de ses instruments de financement, et s’accompagnera de travaux d’analyse.

Production locale

« Pour informer et stabiliser les marchés, il est essentiel que les pays indiquent clairement et dès maintenant les futures augmentations de production en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie », a déclaré David Malpass en insistant sur le fait que les différents gouvernements devront « déployer des efforts concertés pour accroître l’offre d’énergie et d’engrais, aider les agriculteurs à intensifier les plantations et les rendements, et mettre fin aux mesures qui bloquent les exportations et les importations ». (Jeune Afrique)

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