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Les travailleurs marocains regrettent passer leur 3ème ramadan à Ceuta loin de leurs proches

Par: Narcis'KOUASSI
Publié le : 6 avril 2022

Malgré un vent violent qui a frappé Ceuta ce lundi, les travailleurs frontaliers marocains n'ont pas manqué l'occasion pour organiser une énième manifestation et revendiquer leurs droits. Selon El Faro de Ceuta, ces Marocains ont tenu leur sit-in hebdomadaire à la Plaza de Los Reyes, dénonçant la situation «d'incertitude» où ils vivent.

Ils continuent d'exiger qu'ils puissent avoir un titre de séjour dans la ville autonome qui leur permette d'entrer et de sortir sans craindre de perdre leur emploi ou d'être piégés de l'autre côté de la frontière. Les travailleurs marocains ont regretté passer le troisième Ramadan bloqués dans la ville sans pouvoir célébrer le mois sacré avec leurs proches, ce qui leur fait partiellement perdre espoir.

«Nous continuons sans aucune solution, et avec beaucoup d'indifférence. Il semble que nous n'avons pas d'importance. Ils ne parlent que d'une éventuelle réouverture de la frontière, mais ils nous oublient toujours», dénonce Rachida Khraifi, porte-parole des groupes transfrontaliers. «Nous voulons que la frontière soit ouverte, mais avec sécurité, afin que nous puissions aller et revenir. Nous organisons des sit-in depuis plus de 8 mois et personne ne fait rien pour nous», dénonce-t-elle encore.

L'annonce d'une éventuelle réouverture de la frontière dans les semaines à venir remplit d'espoir les travailleurs transfrontaliers. Mais cette situation ne garantit pas une solution à leurs problèmes. El Faro de Ceuta rappelle les déclarations de Salvadora Mateos, déléguée du gouvernement, dans lesquelles elle affirmait que les travailleurs qui sont au Maroc auraient la priorité, une fois la frontière ouverte. Des propos qui ont inquiété les frontaliers bloqués dans la ville, qui déclarent n'avoir commis aucun crime et n'être restés à Ceuta que pour subvenir aux besoins de leurs familles.

L'incertitude cause le désespoir permanent de ce groupe puisque la solution qu'ils espéraient, à savoir des titres de séjour, n'est pas venue, malgré les mois passés à manifester, conclut la même source. (Autre média)

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