En RDC, la MONUSCO va-t-elle pouvoir respecter son calendrier de retrait ? Le 25 juin, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka et Bintou Keita, cheffe de la Mission onusienne, ont présidé une cérémonie de clôture des opérations de l’ONU au Sud-Kivu, marquant ainsi la fin de plus de 20 ans de présence dans cette province. Cependant, les récentes offensives du M23 au Nord-Kivu compliquent ce désengagement. Il n’est pas exclu que ce calendrier ne soit pas respecté.

À Kinshasa, le gouvernement se montre très prudent quant à la question du retrait de la MONUSCO, en particulier au Nord-Kivu. Lundi 8 juillet, Thérèse Kayi kwamba Wagner, la ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, a souligné l’importance de ne pas précipiter ce processus, surtout dans un contexte sécuritaire aussi volatil. Elle n’a pas insisté sur une date butoir, mais sur un retrait responsable, durable et ordonné de la MONUSCO.

Même point de vue dans le cabinet du chef de l’État, étant donné que la situation sur le terrain reste tendue avec les avancées du M23. Les proches du président Félix Tshisekedi affirment que les décisions concernant le retrait total de la MONUSCO seront prises en tenant compte des évolutions sur le terrain. D’autant plus que la force régionale de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) n’a pas encore achevé son processus de déploiement dans la région.

Aussi, cette force est appelée à bénéficier du soutien logistique que la mission onusienne doit lui apporter, selon la demande effectuée auprès du conseil de sécurité. Cette force de la SADC devrait atteindre sa pleine capacité opérationnelle d’ici mi-juillet, selon la MONUSCO.

RDC: Incertitudes sur le respect du calendrier de retrait de la MONUSCO (msn.com)

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