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Covid -19 : Seuls 3% de vaccinés en Afrique contre 60% en Occident, selon le FMI

Par: Narcis'KOUASSI
Publié le : 3 février 2022

Le rapport 2021 du Fonds monétaire international, sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, a été présenté ce 2 février à l’occasion d’une conférence à Libreville. L’événement, conjointement organisé avec le ministère de l’Economie et de la Relance, a permis de mettre en exergues les entraves ayant fortement impacté la croissance dans ces pays et d’envisager les perspectives.

Co-organisé par le département en charge de l’Économie et de la Relance et le Fonds monétaire international (FMI), l’événement de ce 2 février à Arambo, siège du ministère de l’Economie à Libreville, a consisté en la présentation du rapport sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, publié par le Fonds monétaire international. Ce rapport met en lumière les forces et faiblesses des économies de la région, notamment au regard de l’impact du Covid-19 et de l’ampleur du réchauffement climatique.

Présidée par le ministre de l’Économie et de la Relance, Nicole Janine Lydie Roboty-Mbou, cette rencontre a donné l’opportunité à plusieurs experts d’exposer sur «une planète, deux mondes et trois réalités». Des analyses prenant leur appui sur le Covid-19, son impact sur l’économie et la croissance des pays subsahariens par rapport aux pays développés, le réchauffement climatique et les réformes engagés par les États pour inverser la courbe ont été présentées aux participants.

Nicole Janine Lydie Roboty-Mbou a fait savoir que «l’analyse du fonds monétaire international montre que l’environnement international demeure dominé par deux principaux facteurs. Il s’agit de la pandémie de la Covid avec ses conséquences économiques, sociales et sanitaires. Le second facteur a trait à l’accélération des changements climatiques».

Face aux différentes vagues de contamination coïncidant avec l’apparition des variants, la plupart des pays africains se sont retrouvés démunis. «En dépit des polémiques, le schéma vaccinal semble être la voie indiquée pour atténuer le nombre de décès imputable au coronavirus», a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que «malheureusement, du fait d’une insuffisance de vaccins ou des réticences de la population à se faire vacciner, la reprise économique demeure fragile».

Les pertes pourraient être permanentes

Une approche soutenue par le représentant-résident du FMI au Gabon, Agou Gomez. Ce dernier a fait remarquer que «l’Afrique est la région la moins contaminée du monde. Mais il faut faire attention parce que les contaminations augmentent». Selon lui, «3% de personnes seulement sont vaccinées en Afrique». Or en occident, ce chiffre atteint déjà les 60%. «Sur le plan de la croissance, la région Afrique rebondit portée par la conjoncture extérieure. Mais la reprise est plus lente que dans le reste du monde et les pertes pourraient être permanentes», a précisé Agou Gomez.

Dans ce contexte, le FMI pense que la croissance en Afrique subsaharienne se redressera de manière plus progressive pour s’établir à 3,7 % en 2021 puis à 3,8 % en 2022, après -1,7% en 2020. Le représentant du FMI estime que le redressement des économies subsahariennes est si lent du fait du «manque de manœuvre par rapport aux efforts extraordinaires consentis par les grands pays avancés». «La campagne de vaccination est lente. Ce qui mine la confiance et l’investissement».

De la même manière, a-t-il dit, l’Afrique subsaharienne reste la principale région vulnérable au changement climatique. Cependant, le Gabon reste relativement exposé à cette problématique, notamment grâce à ces politiques environnementales. (alibreville.com)

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