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Prolongation de la transition : Bamako entend éviter l’affrontement avec la CEDEAO

Par: Narcis'KOUASSI
Publié le : 6 janvier 2022

Sur instruction du Président de la transition et par respect à ses pairs de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), une délégation ministérielle composée du ministre porte-parole du gouvernement, Colonel Abdoulaye Maiga, celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et du président du Haut panel des Assises nationales de la refondation (ANR), Zeini Moulaye s’est rendue au Ghana (Accra), en Côte d’Ivoire (Abidjan), au Burkina Faso (Ouagadougou) et en Siéra Léone ( Freetown), quelques jours, après la clôture de ces assises.
Dans la continuité de ce périple gouvernemental, la même délégation est en route pour le Nigéria (Abuja) pour rencontrer le président Mahamadou Buhary. Et en cours de route, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoubaye Diop se rendra en Algérie pour essayer de donner une nouvelle offensive à la diplomatie malienne.

Pour donner d’amples informations sur cette démarche salutaire du Président de la transition, la délégation a animé hier, à l’Aéroport international, Modibo Keita, un point de presse. Au cours duquel elle a expliqué les tenants et les aboutissants de cette démarche.

L’honneur est revenu, en premier au ministre, porte-parole du Gouvernement, colonel Abdoulaye Maiga d’introduire ledit point de presse. Lequel s’inscrit dans les actions entreprises par le Gouvernement, pour présenter et expliquer aux Chefs d’Etats de l’Espace communautaire, les conclusions des Assises nationales de la refondation.

A sa suite, le ministre Zéni Moulaye, non moins président du Haut panel des ANR, a expliqué brièvement les résolutions ayant sanctionné les quatre jours de la phase nationale de ces assises. Selon lui, celles-ci ont permis d’approfondir la réflexion sur les maux qui minent l’Etat malien dans son ensemble, depuis des décennies. « Tous les domaines sans complaisance ont été examinés par les participants des ANR. Et des solutions ont été proposées pour refonder l’Etat malien » a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que c’est à la suite de ces concertations nationales, qu’un chronogramme, permettant un retour à l’ordre constitutionnel, a été arrêté par les participants des ANR.

Poursuivant ses commentaires, le ministre Zéni Moulaye dira que les reformes proposées par les participants des ANR, touchent essentiellement les secteurs clés. Il s’agit de : l’élaboration d’une nouvelle Constitution, la relecture de la Charte des partis politiques, la création d’une Agence unique indépendante de gestion des élections. C’est de la profondeur de la crise et surtout l’importance des réformes indispensables pour notre pays, qu’une prolongation de 5 ans de la transition a été demandée. « Nous n’avons aucune intention d’imposer un chronogramme électoral aux maliens. Celui sorti des ANR est discutable » a-t-il fait comprendre.

Evoquant le volet diplomatique de leur mission, le ministre Abdoulaye Diop dira que leur démarche consiste, aussi, à amener les pairs de la CEDEAO à avoir une bonne lecture de la situation de notre pays. Par rapport au chronogramme déjà présenté à certains chefs d’Etat de l’Espace communautaire, le ministre Diop dira que le Gouvernement n’a pas donné des directives en amont. Et ce n’est pas un calendrier arrêté, il est discutable. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a promis de revenir au peuple pour soumettre ledit chronogramme à leur appréciation. De même, le Gouvernement, selon lui, a le souci d’un retour à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais. (abamako.com)

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