Robert Mugabe, le président zimbabwéen, et Emmerson Mnangagwa, l’ex vice-président limogé le 6 novembre dernier. Photo prise lors des célébrations du 93e anniversaire de Mugabe à Harare, le 21 février 2017.

Robert Mugabe, le président zimbabwéen, et Emmerson Mnangagwa, l’ex vice-président limogé le 6 novembre dernier. Photo prise lors des célébrations du 93e anniversaire de Mugabe à Harare, le 21 février 2017.

Au Zimbabwe, l’ancien vice-président demande à son tour la démission du président Robert Mugabe. Près d’une semaine après l’intervention de l’armée, Emmerson Mnangagwa est enfin de son silence pour dire aussi qu’il avait fui à l’étranger. Ce mardi, le Parlement doit engager une procédure de destitution à l’encontre du chef de l’Etat.

Le Parlement doit se réunir en début d’après-midi et le parti au pouvoir, la Zanu-Pf, doit déposer une motion de destitution à l’encontre du président Robert Mugabe. Il n’y aura pas de vote, ce mardi, pour destituer le chef de l’Etat. Et pour lancer la procédure, il faut qu’au moins 50% des parlementaires votent en sa faveur. Toute la question est de savoir si le quorum sera suffisant.

Parallèlement à cette motion de défiance, des négociations sont en cours, menées par l’armée pour convaincre le chef de l’Etat de démissionner et laisser sa place à son vice-président, limogé il y a dix jours, Emmerson Mnangagwa. Celui-ci est d’ailleurs attendu dans le pays aujourd’hui.

L’ambiance est pour l’instant calme dans la capitale. Tout le monde est dans l’attente. Il y a très peu de militaires et de policiers visibles. Dans le centre, quelque 200, 300 personnes sont réunies sur la place de l’unité pour demander le départ du chef de l’Etat.

KJ

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