Le quartier des affaires de la capitale zimbabwéenne, Harare.

Le quartier des affaires de la capitale zimbabwéenne, Harare.

Alors que l’après-Robert Mugabe se dessine progressivement, le Zimbabwe reste dans une situation économique difficile. Le pays est en effet ruiné par la réforme agraire de l’an 2000 et l’accaparement de son sous-sol par la caste dirigeante.

Quelques chiffres suffisent à donner l’ampleur du problème. L’an dernier, le Zimbabwe a produit 20 000 tonnes de blé, soit 16 fois moins que dans les années 1990.

Dans ce pays qui était autrefois le grenier à blé de l’Afrique australe, un habitant sur quatre dépend de l’aide internationale pour manger et huit sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. Malgré les richesses minières telles que le diamant et l’or, mais aussi le tabac qui a longtemps assuré la prospérité du Zimbawe, le pays est exsangue et les caisses sont vides.

Comment en est-on arrivé là ? Par une série de chocs. Dans les années 1990, les plans d’ajustement structurels du FMI provoquent une baisse généralisée des revenus. Mais ce n’est rien en comparaison du choc qui survient dix ans plus tard, avec la réforme agraire.

Des atouts malgré tout

Robert Mugabe veut punir les milliers de fermiers blancs qui contrôlent les campagnes et financent son opposition. Il distribue alors les terres aux anciens combattants. Résultat : il désorganise les campagnes et l’appareil productif.

En 2008, l’inflation atteint 100 000% et 80 % de la population n’a plus d’emploi. Un an plus tard, la dollarisation de l’économie permet de rétablir les équilibres mais le choc est rude. L’espérance de vie des Zimbabwéens est tombée à 42 ans.

Cependant, le pays conserve des atouts, tels que ses infrastructures, une population éduquée et surtout un sous-sol riche. A condition toutefois que ces richesses profitent à tous et non à l’élite dirigeante.

KJ

Catégorie:

Economie-Africaine

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