Le gouvernement soudanais a décidé d’arrêter d'importer du blé entraînant ainsi une forte hausse du prix de la farine.

Le gouvernement soudanais a décidé d’arrêter d’importer du blé entraînant ainsi une forte hausse du prix de la farine.

Au Soudan, le prix de la farine a été multiplié par trois, depuis ce vendredi 5 janvier, en conséquence d’une décision prise par le gouvernement d’arrêter d’importer du blé. Le prix du pain a aussitôt doublé et, plus inquiétant encore, de nombreuses boulangeries de la capitale soudanaise, Khartoum, menacent de ne plus faire de pain, une fois leur stock de farine épuisé.

Face à cette augmentation du prix de la farine, les boulangers estiment que dans ces conditions, il n’est plus rentable pour eux de fabriquer et vendre du pain. En décidant d’arrêter d’importer du blé et de laisser des opérateurs privés s’en charger, Khartoum arrête en réalité de subventionner les céréales et par là même, le prix du pain.

C’est la suite logique d’une politique de rigueur amorcée l’année dernière sur les conseils du Fonds monétaire international (FMI). L’institution estime que le Soudan, en grande difficulté économique depuis sa partition avec le Soudan du Sud, doit réduire ses déficits.

Le Soudan avait déjà décidé, l’année dernière, de supprimer les subventions aux carburants. Les prix de l’essence et du diesel avaient alors bondi, en augmentant de 30 %. Les Soudanais avaient lancé un mouvement de grève généralisée.

Il est toujours risqué de s’attaquer aux biens de première nécessité. Si demain le pain venait à manquer, les tensions sociales seraient immédiates. L’opposition soudanaise a déjà invité les populations à organiser des marches de protestation pacifiques. En 2013, des manifestations contre une précédente hausse des prix des carburants avaient été réprimées dans le sang, faisant près de 200 morts.

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Cultures

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