Reportage

Village artisanal de Soumbédioune

soumbedioune

soumbedioune

 

Situé en bordure de la plage de Soumbédioune, le village d’art offre une panoplie de souvenir qui ne vous laisseront pas indifférents. On y trouve des tissus africains, des tableaux, des fétiches, des masques et plein d’autres objets qui feront votre bonheur. C’est vraiment un temple de l’art dans toute sa splendeur.

 

 

Joal Fadhiouth

joal

joal

 

À 115 km de Dakar, ces deux villages, réunis par un pont de bois, n’en font qu’un, mais il faut voir absolument Fadiouth, un îlot de coquillages que tout rappelle: le sol, les maisons, le cimetière, les tombes, tout est en coquillage. Autre curiosité, les greniers à mil sur pilotis.

 

 

 

Place de l’indépendance

Place de l'indépendance

Place de l’indépendance

La place de l’indépendance est le cœur de la ville de Dakar, elle est entourée de grands immeubles abritant des banques, des agences et des hôtels. Non loin en contournant l’hôtel Téranga une promenade s’impose sur la corniche est, des plages sont aménagées dans les environs
Les avis sont partagés, certains aiment, d’autres détestent, mais il est vrai que Dakar ne laisse pas un souvenir impérissable et une fois visité à pied le centre ville, c’est-à-dire la cathédrale, le musée de l’IFAN, les abords du palais présidentiel et la place de l’indépendance, le mieux est de gagner le port et prendre la chaloupe pour l’île de Gorée.

 

 

 

 

L’HISTOIRE DE LA CAPITALE DU SENEGAL : Dakar ou «dëk raw», la cité refuge

 

dakar_a_la_fontaine

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La civilisation africaine dispose d’un certain nombre de mythes et de récits légendaires de création des villes qui renseignent, par-delà la réalité historique, sur le sens même donné à de tels établissements construits de toutes pièces par les hommes. Ainsi, une petite incursion dans l’histoire du Sénégal nous fait voyager dans la dimension symbolique de la création de la ville de Dakar. De ses origines (dans ce premier jet), à l’histoire des Lébous et de leurs 12 «Penc», en passant par les lieux mythiques chargés de mysticismes, c’est à une véritable immersion dans Dakar ou «dëk raw» (la cité refuge en Wolof), que nous vous invitons, cette semaine, dans notre rubrique détente.

IMMERSION DANS L’HISTOIRE DE LA CAPITALE DU SENEGAL : Dakar ou «dëk raw», la cité refuge

Ancien village de pêcheurs lébous, Dakar est devenue une grande capitale cosmopolite.Dakar, ce nom donné à la capitale du Sénégal pourrait être la version francisée de «Ndakaaru», l’appellation locale, dont l’étymologie reste incertaine, peut-être dérivée de l’expression wolof «dëk raw» (la cité refuge en Wolof) ou encore de «daxar» (le tamarinier en wolof), sans doute parce qu’il y avait un grand tamarinier sous lequel palabraient des anciens. Mais la théorie qui sied le plus, selon certains chercheurs, c’est le nom étymologique «dëk raw», la cité refuge. Car, explique Abdou Khadre Gaye, président de l’Entente des mouvements et associations de développement (Emad) (Ndlr : structure initiatrice du Fespenc qui fait des recherches sur la société léboue) : «en ces temps, cet endroit était le refuge de ceux (les lébous) qui fuyaient les brimades des Bourba. Progressivement, des personnes appartenant à toutes les ethnies du Sénégal venaient s’y installer».

Ndëk Daour Mbaye, génie protecteur de Dakar

Dakar, la ville refuge, était protégée (elle l’est toujours précisent d’aucuns) par Ndëk Daour Mbaye (l’habitant de Wër, c’est-à-dire «ku dëk wër») et non «Lëk Daour». Ce génie protecteur, mi-homme, micheval, selon la croyance populaire, protégeait Dakar et tous ceux qui y posaient leurs pied. Quand ce génie protecteur faisait le tour de la ville, la nuit, partout où il passait, on entendait des bruits comme des sabots d’un cheval, il faisait «cok cok». Selon les anciens, Dakar était en sécurité et il n’y avait ni vol ni viol, encore moins de mensonge. C’étaient des comportements inouïs dans la presqu’île du Cap- Vert. «Aujourd’hui, le vol et même les agressions sont devenues monnaie courante à Dakar», se désole Abdou Khadre. «Le pacte a peut-être été rompu et Dakar a changé. Elle est devenue une terre sans visage, avec une urbanisation anarchique. Elle n’est plus un ‘Cap Vert’, mais un ‘Cap Béton’, comme dit le Ndey Ji Rew, Alioune Diagne Mbor», renchérit-il.

Les 5 îles du bouclier mystique qui protège Dakar

Cette presqu’île du Cap-vert qui constitue l’extrême ouest du continent africain est entourée par 5 îles dont l’île de «Wër» et de «Lar» qui constituent l’île des Madeleines, l’île Sarpan qui porte le nom d’un ancien militaire français qui y a été exilé, «Béer» qui est appelé actuellement l’île de Gorée et les îles dites «Teunguene» (Teungueni Yoff et Teungueni Ngor). Ces 5 îles, d’après les dignitaires lébous, constituent un bouclier mystique qui protège Dakar. Sans ces 5 îles, qui sont en quelque sorte des brise-lames, explique Abdou Khadre Gaye, Dakar disparaîtrait. À côté de ces îles, on compte 2 côtes dans Dakar. La première est la grande côte Nord qui s’étend du Cap Manuel à Kayar. C’est la mer chantante «Guedj Gala Waye», selon les lébous. D’où la dérivation de Guédiawaye. La légende dit que c’est une mer de sexe masculin. La petite côte située au Sud de la presqu’île qui est la deuxième est appelée la Mer calme «Guedj Gui Reuw», (village de Guéreuw). C’est une mer de sexe féminin. Abdou Khadre raconte : «En langage imagé, s’il y a une tempête, on dit ‘Guedj gou goore gi dala doxansi Guedj gou djiguen gi’ (la mer du sexe masculin fait la cour à la mer du sexe féminin). Les anciens disaient alors aux jeunes de ne pas aller en mer, car c’était dangereux». «Et le jour où les deux mers se rencontreront, pensent les lébous, ce sera la fin de Dakar. C’est une manière d’appeler à la lutte contre l’érosion maritime. Ce sont des symboles très forts, très intéressants», ajoute-t-il.

Sanda, l’arbre qui donna naissance à Sandaga

Cela montre, selon le Président de l’Emad, l’importance que les Lébous accordent à leur environnement et surtout à l’arbre. Ils avaient une attention particulière pour la nature. D’ailleurs, les noms de beaucoup d’endroits très fréquentés, actuellement dans Dakar, sont dérivés des noms d’arbres. C’est le cas de Sandaga. Ce nom vient de «Sanda», un arbre qui ressemble un peu au baobab et qui produit des fruits. Aujourd’hui, cet arbre est très rare, voire inexistant. Il se trouvait à la place où est installé le marché de l’or à Sandaga (Lalou Wourous qui signifie littéralement lit d’or). En cette période, raconte M. Gaye, les Lébous disaient : «Da may dem sa Sanda ga» (je vais là où se trouve l’arbre Sanda). C’est ce qui a donné le nom de Sandaga».