Une patrouille de la Minusca près d'un bureau de vote à Bangui, après les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, le 2 janvier 2016.

Une patrouille de la Minusca près d’un bureau de vote à Bangui, après les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, le 2 janvier 2016.

En République centrafricaine (RCA), après l’attaque du camp Fidel de la Minusca à Bangui, où stationnent des casques bleus égyptiens et jordaniens, le Premier ministre Simplice Sarandji s’est exprimé, sans pour autant apporter plus de précisions sur l’identité des assaillants. Il s’agirait d’ex-Seleka selon des sources.

La déclaration de Simplice Sarandji, dimanche en fin d’après-midi, était très attendue, après un très long tête-à-tête avec Faustin Archange Touadéra, mais elle n’a duré que 3 minutes pour dire que l’identité des assaillants n’est pas connue. Le chef du gouvernement centrafricain a également appelé les habitants de la capitale à dénoncer  toutes personnes suspectes. « Faites-nous confiance », a-t-il conclu. D’aucuns ont jugé cette prise de parole un peu courte et guère rassurante.

L’attaque a eu lieu dans la nuit de dimanche 8 avril, à 23h,  heure locale. On ignore pour l’instant le nombre réel des assaillants, mais on parle de quatre assaillants « vus ». Précisons qu’il faisait nuit et que l’éclairage était défaillant. Ils auraient mené ce raid en représailles de l’opération de la Minusca, dimanche matin, au PK 5 de Bangui. Une opération de nettoyage des groupes dits d’auto-défense.

Le camp Fidel de la Minusca se trouve non loin de la résidence du président et cette proximité explique les rumeurs d’une attaque contre Faustin Archange Touadéra lui-même.

Enfin, ce raid d’ex-Seleka, selon les sources contactées par RFI, intervient juste avant l’arrivée d’une mission conjointe ONU-Union africaine qui débute mercredi 11 avril et s’achève vendredi. Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU atterrit à Bangui ce mardi.

L’opération Sukula – « neutraliser » en français – de la Minusca au PK 5 doit se poursuivre, afin de « neutraliser de soi-disant groupes d’auto-défense qui ne sont en fait que des criminels », affirme-t-on à la Minusca.

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