Le parti de l’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré, a estimé mercredi que le procès de l’ancien chef d’Etat prévu le 27 avril prochain est un « règlement de comptes politiques ».

Image caption''En cas de condamnation, la justice burkinabè demandera l'extradition des exilés pour qu'ils rentrent purger leurs peines au Burkina''

Image caption »En cas de condamnation, la justice burkinabè demandera l’extradition des exilés pour qu’ils rentrent purger leurs peines au Burkina »

Dans un communiqué, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a affirmé que ces poursuites relèvent d’une violation manifeste de l’Etat de droit.

Le CDP remet en cause la recevabilité des faits reprochés aux personnes inculpées et dénonce l’instrumentalisation des institutions à des fins de règlement de comptes politiques ».

« Nous ne nous faisons pas d’illusions. Les dés sont jetés », a ajouté le parti, accusant le pouvoir de livrer une « chasse aux sorcières » contre les « anciens ministres pourchassés par la vindicte du régime » actuel.

Blaise Compaoré, exilé en Côte d’Ivoire, et certains de ses derniers ministres seront jugés pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui a entrainé la chute de son régime.

Selon des sources officielles, 33 personnes avaient été tuées pendant ces manifestations contre une modification de la constitution permettant au président Compaoré de briguer un cinquième mandat.

KJ

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