Un homme charge des bidons d'essence dans sa voiture le 21 décembre 2017 à Lagos, au Nigeria, alors que le pays est touché par les pénuries de carburants.

Un homme charge des bidons d’essence dans sa voiture le 21 décembre 2017 à Lagos, au Nigeria, alors que le pays est touché par les pénuries de carburants.

Au Nigeria, la crise dure depuis déjà quelques semaines. Cette pénurie de carburants aurait pu être évitée, si la compagnie nationale de pétrole (NNPC) avait investi dans la réhabilitation de ses raffineries afin d’exploiter le pétrole produit dans le pays, estiment les experts.

Selon Benjamin Augé, chercheur associé au programme Afrique subsaharienne à l’Institut français des relations internationales (Ifri), le Nigeria dispose de suffisamment de capacités installées et de raffineries déjà existantes pour pouvoir approvisionner la totalité du son marché intérieur multiplié par deux.

La capacité installée du pays se situe en effet au niveau de 445 000 barils par jours et alors que la consommation au Nigeria oscille entre 250 000 et 300 000 barils par jours.

« Le problème, c’est qu’il y a eu un sous-investissement dans les raffineries depuis très longtemps, dû notamment au lobbying des traders qui ne voulaient pas perdre leur business, du fait des raffineries existantes, explique-t-il. Quasiment à chaque fois qu’un nouveau président arrive au Nigeria, il lance un projet de réhabilitation de ces raffineries, qui n’aboutit pas du fait du refus et du lobbying de ces traders ».

« Si on mettait quelque dizaines voir centaine de millions d’euros sur la table pour la réhabilitation de ses raffineries – un coût pour la NNPC et pour l’État nigérian – il n’y aurait plus aucun problème de pénurie d’essence au Nigeria depuis très longtemps » conclut Benjamin Augé.

KJ

Catégorie:

Economie-Africaine

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