Les écoliers de Kidal doivent faire leur rentrée ce lundi 17 octobre.

Les écoliers de Kidal doivent faire leur rentrée ce lundi 17 octobre.

Ce lundi 9 octobre, c’est la rentrée scolaire au Mali. Mais plus de cinq ans après le début de la crise, après l’occupation jihadiste, la guerre de libération, la signature de l’accord de paix, et en dépit des efforts nationaux et internationaux, l’insécurité est toujours là. Forcément, cela a des conséquences sur les écoles. En effet, près de 500 établissements ne peuvent toujours pas ouvrir leurs portes. Les régions les plus touchées se trouvent dans le centre et dans le nord, notamment à Kidal.

Plus de 60 % des écoles de la région de Kidal ne sont toujours pas en mesure d’accueillir les élèves. Affrontements entre groupes signataires de l’accord de paix, attaques de groupes terroristes jihadistes… l’insécurité est telle qu’il est difficile de recruter des professeurs.

Pour Jiddou Ag el-Khalifa, le directeur du Centre d’animation pédagogique de Kidal, le manque est cette année encore une fois criant : « C’est le plus gros problème de Kidal, parce que l’année dernière, nous n’en avons eu que 27. Même sur les 27, d’autres sont retournés vers Gao et vers les sites, donc ils nous ont laissés avec des volontaires sans expérience. »

La situation est encore plus difficile dans les zones de brousse, les plus reculées. Pourtant, quelques avancées dans la mise en œuvre de l’accord de paix, ces derniers mois, ont apporté à Jiddou Ag el-Khalifa des raisons d’espérer : « En tout cas je suis optimiste. Parce que les autorités intérimaires et le gouverneur étant sur place, je pense qu’il y aura un coup de pouce pour l’école cette année. Nous avons de l’espoir, si vraiment on arrive à avoir des enseignants. Cette année, nous comptons rouvrir dix autres écoles. »

Cela fait plus de cinq années que les enfants de Kidal n’ont plus connu de scolarité normale.

KJ

Catégorie:

Education

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