Le photographe congolais Arnaud Makalou présente à Angoulême l'exposition Être ouvrier à Brazza, sur les mines chinoises et coréennes au Congo.

Le photographe congolais Arnaud Makalou présente à Angoulême l’exposition Être ouvrier à Brazza, sur les mines chinoises et coréennes au Congo.

C’est un festival qui s’impose comme un découvreur de talents : « L’Emoi Photographique » se déroule actuellement à Angoulême, dans l’ouest de la France. 24 expositions dans 14 lieux différents. Avec des artistes souvent jamais montrés ailleurs. Parmi eux, plusieurs sont issus du continent africain.

Des bénévoles passionnés, des artistes talentueux, en cinq ans, L’Émoi photographique s’est imposé comme l’un des festivals de photo les plus audacieux de France.

L’Histoire – avec un grand H – et les petites histoires, c’est le thème retenu cette année, pour placer à nouveau l’humain au centre. Peggy Calvez-Allaire est photographe, cofondatrice et directrice artistique de L’Émoi photographique. « C’est des revendications, des messages à entendre, mais par rapport à des êtres humains et par rapport à des personnes qui ont juste envie qu’on les respecte. »

« 40 ans »

Histoire intime avec la bouleversante série 40 ans, du Français Jean-Michel Leligny, des nus de femmes autour de la quarantaine… Côté Afrique, l’Histoire par ceux qui l’ont faite, avec les portraits de Warren Saré qui redonne leur dignité aux tirailleurs sénégalais. Ou l’histoire de la mondialisation, vue par Arnaud Makalou à travers l’exposition Être ouvrier à Brazza, sur les mines chinoises et coréennes au Congo. Pour Peggy Calvez-Allaire une autre vision de l’Afrique :

« Les photographes africains travaillent au même niveau »

« Effectivement, on aime considérer que les photographes africains travaillent au même niveau à ce que nous pouvons faire en Occident. Donc, il n’y a pas de raison de montrer que de choses négatives ou que la misère du monde. Il y a aussi d’autres choses qui existent. Les photographes africains travaillent aussi sur ces autres choses et il n’y a pas de raison de ne pas le montrer. »

Sur les quatre photographes africains présents à Angoulême, aucun n’avait exposé en dehors du continent.

KJ

Catégorie:

Cultures

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