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Trois disques de platine, 16 d’or… La Côte d’Ivoire swingue depuis 20 ans sur les tubes de Magic System, le groupe ivoirien qui fête 20 ans de succès, de partage et d’amitié qui unissent les quatre garçons en or d’Abidjan.

Formé en 1997, le groupe ivoirien Magic System fête ses 20 ans avec une tournée africaine et une autobiographie. A’Salfo, Manadja, Tino et Goudé, les quatre garçons d’Anoumabo, quartier déshérité d’Abidjan, peuvent se targuer d’avoir joué partout, des stades africains aux salles mythiques comme l’Apollo à New York ou l’Olympia à Paris.

Trois disques de platine, seize disques d’or… Ils ont trouvé le Magic System pour faire danser la planète, grâce notamment à leur tube « Premier Gaou », fable sur les déboires sentimentaux d’un jeune homme naïf – le gaou est un homme crédule en nouchi, l’argot abidjanais. Le tube a propulsé les quatre amis sur la scène mondiale, qu’ils n’ont plus quitté depuis 20 ans.

« Cet anniversaire est particulier pour nous, car nous célébrons 20 ans d’amitiés, de collaboration, de moments de joie et de tristesse », confie à l’AFP A’Salfo, le leader du groupe qui a su ouvrir les portes du marché africain et international au genre zouglou mais aussi aux autres genres ivoiriens, dont le coupé-décalé.

La réussite du zouglou

Le succès de Magic System, c’est en effet la réussite du zouglou, un rythme musical typiquement ivoirien né sur les campus universitaires d’Abidjan dans les années 1990.

Aujourd’hui, les quatre musiciens arpentent fièrement les rues d’Anoumabo d’où ils sont issus et qu’ils ne quittent jamais longtemps. Depuis que la réussite est au rendez-vous, Magic System développe des projets sociaux dans son quartier, à travers notamment le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua), un événement qu’il a créé. Le groupe a aussi construit deux écoles primaire et maternelle à Anoumabo.

Toute cette histoire est retracée dans un livre autobiographique intitulé: « Magic System, le mystère Premier Gaou », qui devrait sortir pendant la célébration et dont la préface est signée par le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandama. Ils y racontent leurs débuts avec des producteurs réticents, le manque de ressources financières, leurs origines sociales modestes… jusqu’au succès.

Avec AFP

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Cultures

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