Salle de classe au Niger.

Si la rentrée scolaire est passée au Niger, les grèves sont toujours récurrentes dans l’Éducation nationale. Le bras de fer entre la Convergence pour une action unitaire des syndicats de l’Éducation (CAUSE-Niger) et l’Etat se poursuit.  

Le collectif de syndicats CAUSE-Niger a déposé le 18 octobre un préavis de grève de 72 heures pour cette semaine après l’échec de négociations avec le ministère de tutelle. Ces dernières ont notamment porté sur les arriérés de salaires et le recrutement d’enseignants.

L’Etat du Niger a décidé ce vendredi 28 octobre d’assigner en justice le collectif afin que la grève soit déclarée illégale.

 Les motifs de l’assignation en justice

« Il se trouve que les arguments qu’il [l’Etat, NDLR] a apportés, c’est la question de l’heure du début de la grève qu’on n’a pas indiqué. Or lorsque l’on parle de grève, on parle de travail. Le travail a des réglementations qui disent les heures », explique Issoufou Arzika, coordinateur du collectif.

Le syndicaliste énumère les arguments par l’Etat du Niger pour justifier la plainte. Selon lui, le Niger leur reproche de ne pas avoir « adressé la lettre à l’administration des tutelles » avant de préciser : « Il dit qu’il n’a pas reçu le préavis, mais il a négocié avec nous sur la base de ce préavis. »

« Les autorités n’ont pas de réponse à nos souffrances, poursuit Issoufou Arzika. Il y a des enseignants qui ont plus de trois mois d’arriérés de salaire. »

KJ

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Education

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