Rabat et Abuja ont annoncé le lancement d’une étude de faisabilité pour ce méga-projet énergétique, dont la réalisation semble extrêmement compliquée.

Le roi du Maroc Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari à Abuja, en décembre 2016.

Le roi du Maroc Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari à Abuja, en décembre 2016.

Le projet de gazoduc géant qui doit relier le Maroc et le Nigeria par la façade atlantique verra-t-il le jour ? Annoncé en grande pompe fin 2016, ce méga-projet a franchi un premier pas, lundi 15 mai, à Rabat avec la signature d’un protocole d’accord en présence du roi Mohammed VI et du ministre nigérian des affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. Mais en l’absence du président nigérian, Muhammadu Buhari, gravement malade et actuellement à Londres pour des soins.

En décembre 2016, un accord de partenariat stratégique avait été signé entre le fonds souverain marocain Ithmar Capital (ex-FMDT) et la Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA). Le nouvel accord conclu lundi entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) marocain prévoit le lancement d’une étude de faisabilité du projet. Une première phase qui devrait durer environ deux ans.

Plus de 4 000 kilomètres

Sur le papier, ce gazoduc doit parcourir près de 4 000 km. « C’est peut-être le plus grand projet d’infrastructure d’Afrique », s’enthousiasme Nasser Bourita, ministre marocain des affaires étrangères, qui met en avant un modèle de « coopération sud-sud » : « Il pourra produire de l’énergie pour toute la région ouest-africaine où se trouve un tiers des réserves de gaz du continent et où la plupart des habitants sont privés d’électricité. »

Le gazoduc devrait traverser douze pays. Selon ses promoteurs, les Etats producteurs pourront y injecter leur production et les importateurs satisfaire leurs besoins en énergie. Dans un second temps, l’acheminement pourrait se faire jusqu’en Europe. « Ce qui favorisera l’intégration africaine, contribuera à la stabilité, au développement économique et à la création d’emplois. Ce n’est donc pas seulement un projet d’infrastructures mais un axe structurant économiquement pour toute l’Afrique de l’Ouest », se félicite le ministre marocain.

KJ

lemonde

Catégorie:

Actualites

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqué avec *

*