Salle de classe à Libreville, au Gabon.

Salle de classe à Libreville, au Gabon.

Deux semaines après la rentrée scolaire, les cours peinent véritablement à démarrer au Gabon. Pour ne rien arranger, la Conasysed, l’un des grands syndicats de l’Education nationale, a décidé samedi 12 novembre de rentrer en grève générale illimitée.

Durant les deux premières semaines, la situation a été assez drôle dans les établissements scolaires du secteur public. Les élèves et les enseignants étaient présents, mais il n’y avait presque pas d’activité dans les salles de classe. Les rares professeurs qui se sont présentés devant les élèves ont juste fait une prise de contact. Les chefs d’établissement ont passé leur temps à inscrire les nouveaux élèves.

L’appel à la grève de la Conasysed (la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation) et le SENA (le Syndicat de l’Education nationale), les deux principaux syndicats de l’Education nationale, a été un succès total. Ces syndicats avaient demandé à leurs adhérents de boycotter la rentrée scolaire pour exiger le paiement des primes, des intégrations et surtout des nouvelles salles de classe pour mettre fin à la pléthore des effectifs.

 

Le gouvernement estime pour sa part que le démarrage laborieux des cours est devenu légendaire. « Chaque année, c’est la même situation et n’oubliez pas que le pays sort d’une grave crise postélectorale », a confié un haut cadre au ministère de l’Education nationale. Tout le monde tablait sur un démarrage effectif des cours ce lundi. Mais l’appel à une grève générale illimitée laisse planer un nuage sombre.

Catégorie:

Education

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