Une classe de primaire dans le village d'Omboué, au Gabon

Lundi 17 octobre, c’était jour de rentrée académique à Libreville. Jeudi dernier, le gouvernement avait fixé cette date pour la reprise des cours à l’université et dans les grandes écoles du Gabon. Concernant les écoles primaires, les collèges et lycées, ce lundi était un jour de rentrée administrative pour préparer la rentrée scolaire prévue le 31 octobre prochain. Cette reprise des activités académique et scolaire se déroule dans un climat postélectoral délétère doublé d’un appel à la perturbation lancé par le principal syndicat des fonctionnaires.

Chaude ambiance devant le portail central de l’université Omar Bongo. Les anciens sont venus spécialement bizuter les nouveaux bacheliers. « Nous on veut leur donner l’esprit de la faculté en fait. Avant d’accéder à l’université, il faut passer par là », explique un étudiant.

A l’intérieur du campus, les cours n’ont pas repris. Le personnel administratif s’affairait à relancer la machine. Les enseignants ne sont presque pas venus. Juste en face se trouve le lycée Nelson Mandela. L’établissement est bien propre et quelques élèves errent dans la cour : « C’est un plaisir de revenir. Je suis venue accompagner les autres pour s’inscrire ».

Ilagou Mboumba le proviseur est fier d’avoir ouvert son lycée. « Ce matin, sur 110 professeurs que nous avons, on a reçu à peu près 80 ».

La rentrée administrative a été un succès, selon le ministre de l’Education nationale, Florentin Moussavou : « Nous avons pu noter avec satisfaction que l’appel du gouvernement a été entendu. Donc nous pensons, en tout cas à notre niveau, que les choses se passent bien ».

Les enseignants sont restés chez eux. Notre appel a été suivi, s’est réjoui pour sa part Jean Remy Yama, président de Dynamique unitaire, le syndicat qui a demandé de perturber la rentrée.

KJ

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Education

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