L'Assemblée nationale guinéenne a adopté à la majorité la loi de finance rectificative, le 11 septembre.

L’Assemblée nationale guinéenne a adopté à la majorité la loi de finance rectificative, le 11 septembre.

La Guinée pourra-t-elle organiser des élections locales avant la fin 2017 ? Le mandat des maires est échu depuis 7 ans, la dernière élection a eu lieu en 2005. Et c’est une des revendications de l’opposition. Et ce lundi 11 septembre, les députés ont adopté à la majorité le budget rectificatif 2017. Un budget inférieur aux estimations souhaitées par la commission électorale pour organiser les élections locales.

Avant le vote, les députés se livrent à la traditionnelle série de questions au gouvernement. Parmi les préoccupations des élus, la baisse des dotations du ministère de l’Education et de la Sécurité, ainsi que le faible budget alloué à la commission électorale (Céni).

Une dotation critiquée dans et en dehors de l’hémicycle par Fodé Oussou Fofana, le président du groupe parlementaire de l’opposition. « Aujourd’hui, la Céni a un alibi sûr. C’est de dire « je n’ai pas d’argent ». Et le gouvernement cherche un alibi pour dire qu’il n’a pas suffisamment d’argent pour donner à la Céni. Tout ça avec un seul objectif : le refus d’organiser des élections. »

Finalement, la loi de finance rectificative a été adoptée à la majorité après l’intervention de Michel Kamano, président de la commission finance et député de la mouvance présidentielle.

« Le gouvernement a donné des assurances. Nous mettons une ligne « dépenses communes », sur laquelle nous tirerons si le budget qui est amené par la Céni est approuvé par le gouvernement. Nous trouverons les financements. »

La commission électorale dispose désormais d’un budget de 115 milliards de francs guinéens jusqu’à fin 2017. Elle avait demandé plus de 330 milliards pour organiser les élections locales.

KJ

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