Le président américain Donald Trump, le 30 juin 2017 à Washington.

Le président américain Donald Trump, le 30 juin 2017 à Washington.

Le durcissement des conditions d’entrée aux Etats-Unis a des conséquences sur une petite équipe de lycéens gambiens. Ils souhaitaient participer au «First global challenge», une compétition internationale de robotique.

Dans une dizaine de jours, des jeunes de plus de 150 pays se retrouveront à Washington pour voir leurs robots s’affronter. Mais l’équipe gambienne, tout comme l’équipe afghane, s’est vue refuser son visa, même s’ils ne font pas partie des pays visés par la loi anti-immigration de Donald Trump.

En mars dernier déjà, des citoyens africains n’avaient pas pu obtenir de visas pour se rendre à un forum autour du développement économique organisé aux Etats-Unis. Du côté des lycéens, il y a forcément beaucoup de déception.

Le petit groupe continue malgré tout à apporter les ultimes modifications à son robot. Leur machine doit affronter celles d’autres concurrents, pour trier et collecter des balles de couleur le plus rapidement possible. Fatoumata Ceesay, 17 ans, regarde le robot avec fierté.

« On a programmé des moteurs pour qu’ils fassent bouger les roues, explique-t-elle. Et ici, c’est le bras du robot, qui lui permet de s’accrocher. Oui, la situation est injuste, je ne sais pas quel est le problème. J’espère que ça va s’arranger et qu’on va avoir notre chance pour participer à la compétition. »

Dernière tentative

L’équipe doit tenter une dernière fois de déposer une demande, mais selon leur encadrant, Mucktarr Darboe, directeur du Bureau des sciences et technologies du ministère de l’Education, le message envoyé est très négatif :

« On nous a juste dit que notre demande était rejetée et on nous a donné un bout de papier, raconte-t-il. Ça ne va pas aider le développement, surtout dans un pays où on doit faire beaucoup d’efforts pour encourager les jeunes générations à se lancer dans les sciences, les technologies, et les études d’ingénieur. »

Le lycéen Sellou Jallow, lui, est déçu de tous ces efforts effectués peut-être pour rien : « Le ministère n’a plus d’argent. Alors ce sont nos parents qui ont dû payer les frais de visa. Et c’est très cher pour nous, en Gambie. On est vraiment tristes en ce moment. »

Si sa demande est à nouveau rejetée, l’équipe enverra quand même son robot à Washington. Il sera présenté par une association de Gambiens installés aux Etats-Unis. L’ambassade des Etats-Unis ne fait pas de commentaires sur l’octroi ou non de visas individuels.

KJ

Catégorie:

Education

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