Le marché de Treichville, à Abidjan, en février 2014 (photo d'illustration).

Le marché de Treichville, à Abidjan, en février 2014 (photo d’illustration).

En Côte d’Ivoire, le gouvernement multiplie les contrôles de l’application d’une mesure prise il y a plusieurs mois : le prix de cinq types de produits de première nécessité est plafonné. Et ce sont les importateurs grossistes, supermarchés ou boutiques de quartiers qui sont la cible des contrôles. Des contrôles qui vont durer pendant six mois sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire afin de contenir l’inflation notamment en période de fêtes.

Depuis un mois en Côte d’Ivoire, les commerçants qui ne respectent pas les plafonnements de cinq produits de base (le riz, la sauce tomate, le sucre, l’huile et le ciment) sont sanctionnés s’ils jouent avec les tarifs. Et les contrôles sont stricts, comme l’explique cette inspectrice des prix à la direction régionale Abidjan nord de Yopougon : « A première vue, on se rend compte que tous les prix ne sont pas affichés. C’est une infraction, c’est un défaut de publicité de prix. Donc en ce moment, on est obligés de demander aux commerçants à combien il fait le prix de ses marchandises. Et c’est déjà une infraction ».

Un peu plus loin, dans un supermarché, on constate que les prix sont affichés et même parfois inférieurs au tarif en vigueur. Le responsable du supermarché CDCI a reçu des consignes de son groupe et se plie à la règle : « Du moment où la direction envoie le message, nous sommes tenus de respecter ces prix-là. Ca nous amène plus de clients. Parce que quand ils viennent, ils voient que les prix sont respectés ».

Toujours à Yopougon, Sokoba, vendeur de ciment et de fer à béton, s’est fait réprimander parce que les prix au détail n’étaient pas affichés, mais les tarifs pratiqués sont corrects, relèvent les inspecteurs. Sa marge, il la fera sur d’autres produits : « Le bénéfice n’est pas ça. Le bénéfice est trop petit, mais ça me permet en tant que revendeur de fer à béton, de quincailleries, et celui qui vient chez moi, si le prix est abordable, à quoi ça sert de ne pas acheter tous ses trucs chez moi ? C’est ma politique qui est là ».

Pour une surveillance des prix efficaces, il faudra peut-être augmenter les effectifs. On dénombre 340 agents pour 31 régions, pas de quoi éradiquer toutes les fraudes que peuvent commettre des milliers et des milliers de commerces formels ou informels dans le pays.

KJ

Catégorie:

Economie-Africaine

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