A la gare de Brazzaville, devant le panneau indiquant les horaires des trains pour Pointe-Noire. (Photo d'illustration)

A la gare de Brazzaville, devant le panneau indiquant les horaires des trains pour Pointe-Noire. (Photo d’illustration)

Depuis un peu plus de trois mois, le trafic ferroviaire sur la voie qui relie le port de Pointe-Noire et Brazzaville est interrompu à cause des troubles qui ont lieu dans la région du Pool voisine de Brazzaville. Les autorités accusent des bandits armés d’avoir dynamité deux ponts du chemin de fer dans la région. Cet arrêt du trafic a bien des répercussions sur les agents de la compagnie qui exploite le chemin de fer hérité de la colonisation et les commerçants en pâtissent également.

Au petit marché de fortune, à hauteur du passage à niveau à l’entrée de la gare centrale de Brazzaville, les commerçantes qui proposent des fruits ne reçoivent plus leurs produits comme avant, car le train ne les ravitaille plus.

« Tous les produits sont bloqués dans la zone de production, dénonce l’une d’elles. Que les autorités pensent à réparer la voie ferrée détruite pour que le train reprenne sa circulation ! Nous dépendons de la vente des produits transportés par le train. Avec ce commerce nous payons l’école de nos enfants ! Si le train demeure bloqué, qu’allons-nous devenir alors ? »

Selon les agents du chemin de fer Congo-Océan, au moins deux ponts ont été dynamités sur la voie ferrée dans le Pool depuis le 1er novembre dernier. Depuis lors, le train ne relie plus Pointe-Noire et Brazzaville. Leur situation sociale est difficile : « Aujourd’hui, nous en tant qu’agents du chemin de fer, nous n’avons pas de salaire et nous souffrons », dit l’un d’eux.

« Tout est freiné ! Il n’y a plus de recettes ! Ça au moins, on peut le comprendre ! Une entreprise, n’importe quelle entreprise, lorsqu’elle ne tourne plus, elle va vers le déclin. C’est même la faillite qui peut être prononcée ! Mais il faut que le chemin de fer reprenne son activité », réclame un autre.

Autre conséquence de l’arrêt du trafic ferroviaire : le gaz butane se fait rare à Brazzaville. Des travaux auraient été engagés sur la voie ferrée, mais la reprise du trafic se fait encore attendre.

KJ

Catégorie:

Economie-Africaine

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