Vue de l'université de Brazzaville, au Congo.

Vue de l’université de Brazzaville, au Congo.

Au Congo-Brazzaville, les enseignements sont grandement perturbés à l’université publique depuis un mois. Les étudiants ont décidé d’observer un mouvement de grève car deux semestres de bourses ne leur ont pas été versés mais aussi parce que les frais pédagogiques ont augmenté. Les leaders de ce mouvement se sentent aujourd’hui menacés.

Les grilles des portails du site André Bayardelle, qui abrite la Faculté des lettres et des sciences humaines avec ses 11 départements, sont à moitié fermées depuis un moment. A l’université Marien-Ngouabi, dans un coin, quelques policiers veillent parfois et dissuadent les étudiants animés par la volonté de commettre des dégradations.

« Depuis un mois, l’université ne fonctionne pas à cause de deux problèmes majeurs, les deux semestres impayés et l’adoption de l’augmentation de frais pédagogiques que nous déplorons », explique Nelson Apanga, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC).

Au sujet des frais pédagogiques, les augmentations boudées par les étudiants sont par exemple passées de 10 750 francs CFA (16,39 euros)  par an à 15 000 francs CFA (22,87 euros) par semestre, en première année de licence. Nelson Apanga, qui durcit le ton et veut maintenir la grève, se dit menacé et traqué : « Je ne suis pas en sécurité, cela [fait] deux semaines que je ne suis pas chez moiµ. Il y a des menaces. »

« Personne ne traque les étudiants. Leurs revendications sont logiques certes, mais tous leurs syndicats ne parlent pas le même langage au sujet de la grève », a indiqué à RFI une source officielle.

KJ

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Education

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