Saïd Sadi, alors président du parti d'opposition RCD, pendant un congrès à Alger, le 9 mars 2012.

Saïd Sadi, alors président du parti d’opposition RCD, pendant un congrès à Alger, le 9 mars 2012.

En Algérie, l’ancien leader du parti d’opposition du Rassemblement pour la culture et la démocratie, Saïd Sadi, se retire des instances de son pays. Membre fondateur du RCD, en 1989, il en avait été le président jusqu’en 2012. A 71 ans, Saïd Sadi a annoncé qu’il voulait s’engager sur d’autres terrains.

C’est devant un parterre de militants surpris que Saïd Sadi a annoncé ce week-end qu’il quittait toute fonction au sein du RCD. Il était la figure emblématique du parti.

Originaire de la région de Tizi-Ouzou, Saïd Sadi est psychiatre. Il intègre d’abord le Front des Forces socialistes, le parti historique d’opposition de Hocine Aït Ahmed. Il joue un rôle important dans les manifestations du Printemps berbère en 1980, s’éloigne du FFS, participe à la création de la Ligue des droits de l’homme.

En 1989, lorsque la nouvelle Constitution met fin à l’ère du parti unique, Saïd Sadi devient secrétaire général du tout nouveau parti le RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie.

En 2004, il est candidat à l’élection présidentielle, alors qu’Abdelaziz Bouteflika brigue un second mandat. Il obtient un peu moins de 2% des voix.

En 2012, il se retire de la présidence du parti, mais assure qu’il reste militant. Six ans plus tard, à 71 ans, il tourne la page. Dans son discours devant les militants il a résumé : « Je serai engagé dans d’autres registres et sur d’autres terrains ».

 

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