Le leader étudiant Mcebo Dlamini de l'université du Witwatersrand, à Johannesbourg, a comparu devant un juge le 17 octobre 2016. L'affaire a été reportée à mardi 18 octobre.

En Afrique du Sud, le leader du mouvement étudiant sur le campus de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg, a été arrêté. Mcebo Dlamini, actuellement détenu dans un commissariat, a comparu devant le tribunal à Johannesburg lundi 17 octobre. L’affaire a été reportée à mardi.

Des échauffourées ont eu lieu pendant le week-end entre forces de l’ordre et étudiants. Ces derniers accusent l’université de cibler les dirigeants du mouvement Fees Must Fall, qui se disent harcelés par la police. Ce que l’université dément. Fasiha Hassan, la secrétaire générale de l’association étudiante, estime que les méthodes des autorités rappellent l’apartheid.

On est tous suivis. On est tous pistés. Ils essaient de nous arrêter sur de faux prétextes parce qu’ils ont compris qu’en arrêtant les dirigeants du mouvement, le mouvement risque de s’essouffler. C’est la première chose. Mais il faut comprendre que nous avons de très bons avocats. J’ai de bonnes raisons de croire que les accusations qui pèsent contre Mcebo Dlamini vont s’écrouler. A ce stade-ci, notre premier objectif est de le faire libérer sous caution pour qu’il puisse être libre d’aller et venir. Ce qu’ils font me rappelle l’époque de l’apartheid. Un de nos camarades a été, ni plus ni moins, « kidnappé » et amené, dans une voiture banalisée, jusqu’à Limpopo, qui est, quand même, à plus de sept heures d’ici!

KJ

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