Le palais présidentiel du Tchad, à Ndjamena.

Le palais présidentiel du Tchad, à Ndjamena.

A Paris, c’est ce vendredi 8 septembre le troisième et dernier jour pour mobiliser les bailleurs de fonds publics et privés internationaux pour le Tchad. L’objectif est d’obtenir des promesses de financement à hauteur de 3 700 milliards de francs CFA, soit près de 5,7 milliards d’euros. Il s’agit de 67 % du financement total du Plan national de développement 2017-2021.

Rassemblant un catalogue de 300 projets, le Plan national de développement 2017-2021 jette les bases d’une prévision de croissance soutenue jusqu’en 2030. Le Tchad se fixe cette échéance pour devenir un pays émergent. Ce plan succède à un autre, celui de 2013-2015, pour lequel tous les financements annoncés par les bailleurs n’avaient pas été débloqués.

Le président tchadien, Idriss Deby, veut donc éviter la réédition de cette expérience. « Tout mon souhait, c’est que tous les partenaires qui feront des annonces ou ceux qui ont déjà fait, suivent des faits concrets sur le terrain. Rassurez-vous, avec tous nos partenaires techniques, le gouvernement mettra en place une équipe de suivi de tout ce qui se fera, parce que faire des déclarations, c’est une bonne chose, mais rendre effectif est une très, très bonne chose. »

Le processus de diversification de l’économie tchadienne sera difficile, mais avec son Plan national de développement, le gouvernement espère attirer les investisseurs, notamment dans le secteur agro-pastoral, qui occupe 80 % de la population. Le pays compte se doter de mesures incitatives, comme des allègements fiscaux pour tout opérateur qui investirait dans des secteurs autres que le pétrole.

KJ

Catégorie:

Economie-Africaine

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